[Un roman – un thé] Automne 2017

Puisque, comme de nombreuses lectrices, je suis une adepte de cette boisson chaude, j’ai proposé à Amandine Perrot, propriétaire du Moulin à thé à Loches de faire un article associant un roman et un thé.

Nous ouvrons cette collaboration avec un roman de Balzac: Le Curé de Tours dont vous pouvez retrouver la chronique sur le blog. Pourtant Balzac n’était pas vraiment un adepte du thé. Dans son Traité des excitants modernes, il note à ce propos:

“il donnerait la morale anglaise, les miss aux teints blafards, les hypocrisies et les médisances anglaises; ce qui est certain, c’est qu’il ne gâte pas moins la femme au moral qu’au physique. Là où les femmes boivent du thé, l’amour est vicié dans son principe; elles sont pâles, maladives, parleuses, ennuyeuses, prêcheuses. Pour quelques organisations fortes, le thé fort et pris à grandes doses procure une irritation qui verse des trésors de mélancolie; il occasionne des rêves, mais mois puissants que ceux de l’opium, car cette fantasmagorie se passe dans une atmosphère grise et vaporeuse.”

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Malgré tout, et peut-être par esprit de contradiction, nous avons persévéré dans notre projet et cherché à rendre l’ambiance de ce roman ainsi que celle de l’automne. Le roman s’ouvre d’ailleurs sur le curé de Tours surpris par la pluie alors qu’il rentre chez lui.

« Au commencement de l’automne de l’année 1826, l’abbé Birotteau, principal personnage de cette histoire, fut surpris par une averse en revenant de la maison où il était allé passer la soirée. »

Il ne rêve que de se réfugier au chaud dans sa chambre. Et nous le comprenons bien en ce moment où le froid pénètre de plus en plus dans nos maisons.

20170916_144856Pour réchauffer ce bon curé et lui apporter un peu de douceur avant les épreuves qui l’attendent, Amandine Perrot propose son thé Oolong « A l’ombre des figuiers ». La finesse de la figue avec des morceaux sublime ce thé Oolong peu fermenté. Véritable ode au plaisir de la fin d’été, ce thé peu théïné accompagne avec une rare délicatesse les soirées.

Les mains réchauffées autour d’une tasse du thé « A l’ombre des figuiers », on se plonge dans Le Curé de Tours de Balzac qui fleure bon les feuilles mortes et on parcourt les rues de Tours où roule encore l’ombre de l’abbé Birotteau.

 


10675757_846715212025667_6799554029882336361_nConseils d’infusion: 4-5 min à 85°C.

Le Moulin à thé

18, rue de la République à Loches.

Ouvert du mardi au samedi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19 h.

Tél. 02.47.92.33.93

 

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