Contemporain, policier, Réceptions

Le Faubourg des diaboliques de Philippe Grandcoing

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Titre: Le Faubourg des diaboliques

Auteur: Philippe Grandcoing

Éditions: De Borée

Date de parution: 14 mars 2019

Quand les éditions De Borée m’ont proposé de découvrir des romans de leur nouveau catalogue, j’ai été immédiatement attirée par Le faubourg des diaboliques et sa quatrième de couverture alléchante. Fichtre! On me proposait un roman policier historique qui se déroulait au début du XXe siècle et où je pourrais croiser Picasso, Apollinaire et Clemenceau. Ce roman était pour moi!

L’ancien antiquaire et enquêteur amateur Hippolyte Salvignac est accusé d’avoir assassiné le mari de son ancienne maîtresse. Non seulement il doit prouver son innocence mais aussi mener l’enquête. Au fil de ses investigations, s’entremêlent la quête des origines familiales de son ami l’inspecteur Jules Lerouet, les luttes sociale dans le Midi languedocien ravagé par la crise viticole, les turpitudes des élites parisiennes et les nouvelles aspirations des artistes du début du XXe siècle.

L’intérêt premier des romans policiers historiques réside dans le contexte choisi. L’auteur doit nécessairement maîtriser la période et s’appuyer sur une information historique solide. Ici, cela ne fait aucun doute puisque Philippe Grandcoing est un historien, enseignant en classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Gay-Lussac à Limoges. Il est même spécialiste de l’histoire de la société limousine du XIXe et XXe siècle. Par les pérégrinations de son personnage, de Paris au Midi en passant par la Sologne et le Sud Ouest, l’auteur dresse un panorama de la France en 1907. A cette époque, la République s’impose comme le régime politique fort, la modernité esthétique s’affirme et les luttes sociales s’intensifient. J’ai particulièrement apprécié que le roman rende compte des paradoxes de l’époque. Chaque événement, décision politique et engagement est présenté avec nuance. On ne tombe jamais dans la caricature en noir et blanc mais les personnages recèlent tous leur part d’ombre.

Le roman ne présente pas une enquête linéaire mais alterne moments de tension et d’accalmie. Cette variété des rythmes m’a semblé très agréable et surtout réaliste. J’imagine qu’une réelle enquête connaît des ralentissements, d’autant plus à la Belle Époque où les déplacements sont plus lents et où l’on ne vous sort pas une analyse ADN en un quart d’heure. Le lecteur va donc connaître des passages plus contemplatifs et de belles pages sur la nature en Sologne ou sur le Midi découvert aux côtés de peintres. Les différentes intrigues vont prendre le relai l’une de l’autre, se perdre parfois puis resurgir soudainement.

La variété des rythmes permet un développement des personnages intéressant. Non seulement Hippolyte Salvignac aide son ami Lerouet à découvrir l’identité de son père mais il connaît lui aussi une histoire d’amour complexe avec une veuve pas encore vraiment libre. Tous les personnages rencontrés dans ce roman me sont apparus colorés et saisis dans leur singularité.

A noter: Ce tome est le deuxième d’une série. Il peut se lire en autonomie mais il y a des références au tome précédent. Je pense qu’il vaut mieux les lire dans l’ordre.

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Je remercie les éditions De Borée pour leur confiance dans cet envoi de « service presse ». Et surtout je remercie d’auteur qui m’a dédicacé le livre et m’a lui aussi fait confiance. Par cette lecture j’ai découvert la collection « Vents d’Histoire » et d’autres titres me font de l’oeil!

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