Villa Violette, le tome 9 des aventures de Polycarpe

Les romans « Polycarpe », découverts en préparant les différentes éditions de Polar sur Loire, constituent une série douillette de cosy mystery écrite par Claudine Chollet. Elle fait l’unanimité dans mon entourage qui apprécie ses ambiances rurales et bon enfant. L’autrice publie dernièrement Villa Violette, car il faut préciser que ces romans sont tous auto-publiés.

En hommage à Violette Parker, Rochebourg a organisé un prix littéraire pour récompenser un auteur auto-publié. Au cours de la soirée, le mari de la lauréate est assassiné. Puis les morts s’enchaînent. La principale suspecte, Eveline Cartier, mande l’aide de Polycarpe qui se charge donc de l’enquête. Il est cette fois accompagné par Ernesto, son neveu.

Il me semble que la structure de ce roman diffère des précédents. J’ai en effet été un peu perturbée au début par ce nouveau narrateur qu’est Ernesto. Mais rapidement, on s’y fait et ce nouveau personnage apporte un peu de renouveau à ces nombreux personnages que l’on connaît déjà bien.

L’enquête de ce cosy mystery enchaîne les fausses pistes et les rebondissements mais sa véritable qualité ne me semble pas résider dans son intrigue. Les personnages, fins psychologues, ne sont pas avides d’actions ou de scènes angoissantes. Ils prennent leur temps dans leur charmant village, échangent, vivent et, presque accessoirement, résolvent des enquêtes. Mais comme toujours ce qui me plaît dans la série des Polycarpe c’est l’écriture fantaisiste de l’autrice. Le lecteur retrouve avec plaisir l’onomastique propre à l’univers des Polycarpe avec ces jeux de mots, ces noms sortis de nul part.

Ce roman m’a particulièrement touchée car j’y ai beaucoup retrouvé l’autrice. Il est question dans ce dernier roman des auteurs auto-édités, cause qui lui tient particulièrement à cœur et qu’elle défend avec âpreté et énergie. Le personnage d’Eveline Cartier a d’ailleurs de nombreux points communs avec l’autrice. Cette dernière observe aussi avec circonspection les nouvelles modes éditoriales. On sent dans ces pages une curiosité mêlée d’un peu d’amertume pour une certaine littérature de consommation qui semble prendre ses lecteurs pour des idiots.

Je ne sais pas si nous retrouverons bientôt Polycarpe ou Ernesto mais si réalité et fiction pouvaient se côtoyer, j’aimerais vraiment les rencontrer pour de vrai et surtout faire un tour dans la maison de Polycarpe et déguster les douceurs au miel d’Imogène.


Villa Violette -T.9 de Claudine Chollet

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