De Pierre et d’os de Bérengère Cournut

Les éditions du Tripode reposent sur trois piliers : les littératures, les arts et les ovnis. Et c’est bien ce que j’ai trouvé en lisant ce roman de Bérengère Cournut.

Uqsuralik, une jeune Inuit est brusquement séparée de sa famille par une faille dans la banquise. Comment survivre ? Pour elle commence un long chemin à travers la banquise, au côté d’hommes, d’animaux et d’esprits.

Préparez-vous au dépaysement le plus total avec cette plongée dans le monde inuit. Si Bérengère Cournut n’est pas allée au contact de la population, elle a rédigé son roman au cours d’une résidence au Muséum d’histoire naturelle et a eu accès à toute la documentation des lieux. Son roman documenté fait donc découvrir une culture très différentes de nos habitudes occidentales. Pour vraiment profiter de ce voyage, il faut accepter de lâcher prise et de ne pas chercher à tout comprendre et à juger. Prenez donc la main d’Uqsuralik et laissez-la vous raconter son aventure.

Le roman de Bérengère Cournut ménage plusieurs formes d’écriture. L’ensemble du roman a Uqsuralik pour narratrice et raconte son voyage dans une sorte de nature writing. Mais des chants sont insérés régulièrement. Ces chants apportent une dimension poétique voire merveilleuse quand ils sont pris en charge par des êtres surnaturels. Ils renvoient surtout à une tradition inuit du chant de gorge qui prend une dimension très importante dans le récit. En effet, les temps de chants dans la société inuit apparaissent comme des rituels qui permettent d’apaiser les tensions voire de rendre une forme de justice.

En suivant Uqsuralik, le lecteur lit en réalité un récit initiatique. Non seulement la jeune femme grandit et apprend à trouver sa place mais il s’agit aussi d’une initiation au sens strict puisque le chamanisme prend une place importante dans le récit. C’est cette tradition du chamanisme qui colore le texte de fantastique ou de merveilleux.

Une deuxième lecture du roman – pour des raisons professionnelles – m’a permis de m’attacher aux détails et de faire quelques recherches. Je me suis alors rendue compte à quel point la civilisation inuit était fascinante : de nombreux symboles, des tabous et des mythes en fond une civilisation subtile et complexe. Son art, tellement éloigné de nos pratiques occidentales, m’a particulièrement interpelée et j’ai bien envie d’en savoir plus sur ce peuple.


De Pierre et d’os de Bérengère Cournut

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