Contemporain

Lettre d'amour à Cécile Coulon

Chère Cécile,

J’ai longtemps entendu parler de vous et de vos romans avant d’oser saisir l’un d’entre eux dans les rayonnages de la bibliothèque municipale. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Parce que la littérature dite « blanche » m’indispose souvent, soit que je la trouve arrogante soit que je ne me sente pas à la hauteur. J’étais donc intimidée et c’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas choisi parmi les titres ceux dont j’avais entendu parlé auparavant. J’ai tendu ma main vers Le Rire du grand blessé. Mais avant de partir, je me suis rappelée que vous aviez aussi écrit un recueil de poésie: Les Ronces. Et c’est de cela dont j’avais, sans doute, le plus besoin car j’y ai mis beaucoup moins d’hésitations.

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Contemporain, Réceptions

Un Été invincible d’Alice Adam

Titre : Un été invincible

Auteur : Alice Adams

Éditions : Livre de poche

Date de parution : mai 2019

dans le cadre du Prix des Lecteurs Livre de poche 2019

Deuxième lecture du mois de août pour le prix Livre de Poche et article particulièrement tardif pour en faire le bilan. Il va d’ailleurs être difficile de le faire, en toute honnêteté, puisque le temps efface les souvenirs précis de lecture et ne laisse souvent que des impressions brumeuses.

Benedict, Eva, Sylvie et Lucien sont des amis inséparables depuis leurs années de fac à Bristol. Puis, ils se séparent pour suivre chacun leur propre route. Les liens se distendent avec le temps, les non-dits et les amertumes s’accumulent. Pourtant, cette véritable amitié va progressivement ressurgir sur les ruines de l’ancienne.

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Les Carnets du pivert

Les Carnets du pivert – épisode 1 – Qu'est-ce que la littérature ?

Dans ce premier épisode des Carnets du Pivert, je voudrais réfléchir avec vous à une question qui revient régulièrement sur le tapis quand on parle de livres et que l’on exprime un avis dessus : la question de la valeur littéraire. Qu’est-ce qui est de la littérature ? Qu’est-ce qui n’en est pas ? Quels sont les critères qui déterminent qu’une œuvre appartient à la Littérature ?

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Pour répondre à cette question, je me suis appuyée sur des textes de théorie et de critique littéraire :

Wolfang Iser, L’Acte de lecture, 1976

Hans Robert Jauss, Pour une esthétique de la réception, 1978

Pour progresser, j’ai besoin de vous et de vos retours. N’hésitez pas à commenter ! Quels sujets vous intéresseraient ?

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Bandes dessinées, Jeunesse, Non classé

La Commune à travers trois fictions

Avec cet article, je souhaite inaugurer une autre façon d’aborder mes lectures. Je me suis aperçue que je faisais souvent des liens entre les livres que je lisais. Déformation professionnelle? Peut-être. Mais quand j’ai vu que Mademoiselle Maeve présentait deux livres sur une thématique le lundi matin sur France Bleue, je me suis dit que c’était sans doute naturel de fonctionner de la sorte. D’ailleurs, si vous aimez les choix thématiques, je vous conseille la box de livres de chez My Book Box qui vous surprendra chaque mois avec une sélection de un à trois livre sur un thème choisi par la créatrice de la marque.

Maintenant que j’ai fait de la publicité pour deux femmes que j’aime beaucoup, revenons-en à nos moutons: La Commune de Paris. Il est probable que vous n’ayez pas entendu parlé de cet événement historique parisien. Je l’ai moi-même découvert avec stupeur assez tard.

En 1870, l’empereur Napoléon III règne. En juillet, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse (et une coalition d’états allemand qui correspond à peu près à l’Allemagne actuelle). Mal préparée, l’armée française subit plusieurs défaites. La défaite de Sedan, le 2 septembre 1870 marque la capitulation de Napoléon III qui est fait prisonnier. Cette capitulation provoque un soulèvement populaire à Paris. La République est proclamée le 4 septembre 1870 et un gouvernement provisoire est installé. L’armée prussienne avance et fait le siège de Paris à partir du 17 septembre 1870. Dans la capitale, les réserves s’épuisent. La nourriture est rationnée. On abat les chevaux et même les animaux du Jardin des plantes – nous y reviendrons. Mais tout cela ne concerne que les nantis. Le peuple a faim et en est réduit à manger les chats, les chiens, les rats. Pour communiquer avec l’extérieur, on utilise les pigeons voyageurs, qui sont parfois attaqués par les faucons prussiens. De plus, l’hiver est rude et les Parisiens meurent littéralement de froid et de faim. A cela s’ajoutent les bombardements… Le 28 janvier 1871, le gouvernement français, réfugié à Tours, signe l’armistice. Les conditions de la paix sont lourdes: des indemnités de guerre, une occupation du territoire et cession de l’Alsace et de la Lorraine. Le 1er mars les Prussiens défilent dans Paris.

Trahis et humiliés, les Parisiens sont en colère. Le 18 mars, Adolphe Thiers envoie les troupes françaises récupérer les canons stockés à Montmartre. Les Parisiens s’y opposent et les troupes françaises refusent d’exécuter l’ordre de tirer sur la population. C’est l’insurrection. Les Parisiens organisent alors des élections où l’extrême gauche remporte la majorité de voix. La Commune de Paris est proclamée et le drapeau rouge flotte sur la ville. Des mesures qui visent à l’égalité entre les citoyens et entre hommes et femmes sont prises. Mais le gouvernement français, installé à Versailles, cherche à mater cette rébellion. La Commune prend fin brutalement lors de la Semaine sanglante du 21 au 28 mai 1871. On compte près de 20 000 morts.

Pour en savoir plus, je vous conseille deux courtes vidéo:

C’est dans ce contexte historique et politique que se situent les trois œuvres dont je vais vous parler.

Hervé Jubert, Blanche ou la triple contrainte de l’Enfer, juin 2010

Nous sommes à Paris en 1870 pendant le siège de Paris. Blanche a raté le dernier train pour la province et a été séparée de sa famille. Heureusement, son oncle Gaston, commissaire à la Sûreté, est là pour s’occuper d’elle. Mais une enquête étrange lui occupe l’esprit. Un cadavre, retrouvé dans les jardins du Palais-Royal, trépané, un tatouage occulte sur le bras gauche, se volatilise mystérieusement. Blanche, passionnée par les méthodes d’investigation, décide d’aider Gaston, voire de le contrecarrer. Dans une ville guettée par la famine et en proie aux bombardements, la jeune fille plonge au coeur d’un sombre mystère et d’une terrible vengeance, aux frontières du fantastique.

Lucie Pierrat-Pajot, Les Mystères de Larispem, tome 1: Le sang jamais n’oublie, avril 2016

Dans la Cité-État de Larispem, en 1899, les bouchers constituent la caste forte d’un régime populaire, issu de La Commune. Trois jeunes personnages, liés par le destin, vont devoir faire Dans la Cité-État de Larispem, en 1899, les bouchers constituent la caste forte d’un régime populaire, issu de La Commune. Trois jeunes personnages, liés par le destin, vont devoir faire face au retour des Frères de Sang, avides de vengeance : Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux. face au retour des Frères de Sang, avides de vengeance : Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux.

Wilfrid Lupano et Lucy Mazel, Communardes! Les éléphants rouges, septembre 2015

Pendant l’hiver 1870 et le siège de Paris, Victorine, onze ans, est un peu livrée à elle-même pendant que sa mère cherche des moyens de survivre et veut s’engager dans la défense de la ville. La petite fille s’occupe de Castor et Pollux, les deux éléphants du Jardin des plantes et traîne avec une bande de gamins. Jusqu’au jour où Victorine à un plan indiscutable pour bouter les Prussiens hors de Paris.

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Les Carnets du pivert

Les Carnets du pivert – introduction

Avant d’en arriver à l’idée de produire mon propre podcast, j’ai longtemps été consommatrice de « booktube », la section de Youtube qui parle de livres ou encore de comptes instagram tenus par des lectrices. Progressivement je me suis lassée. Je ne trouvais pas sur ces comptes mon expérience de la littérature. Ou bien il s’agissait de chaînes de vulgarisation très sérieuses mais qui me rappelaient trop mes études ; ou bien des chaînes de compte-rendu de lectures très contemporaines où je me sentais mal à l’aise. La profusion et la redondance me donnaient l’impression d’une course à la lecture. Or, je considère que je lis de plus en plus lentement. Bref, je cherchais un espace où l’on parle de littérature autrement. J’en ai trouvé mais ils sont rares.

Quand je me suis rendue compte que j’écoutais plus que je ne regardais les vidéos Youtube, je me suis tournée vers les podcasts et les streetcasts. Au même moment deux instagrammeuses que je suivais se sont lancée dans ce format. Inspirée, je me suis dit que je pourrais aussi proposer ma propre expérience littéraire.

Voici quelques recommandations de podcasts littéraires que j’aime beaucoup:

Si vous avez des recommandations à me faire, n’hésitez pas à les partager en commentaire.

Dans cette introduction, j’ai cherché à dessiner mon portrait de lectrice à travers 10 livres qui m’ont forgée. Il n’y a dans ce choix aucune hiérarchie de genre, de style ou de qualité. Seule la sincérité m’a guidée.

https://anchor.fm/between-the-books/embed/episodes/Les-Carnets-du-pivert-1—introduction-eaedn4

Livres évoqués dans cet épisode d’introduction :

  1. Alice Détective de Caroline Quine
  2. Les Rois mages de Michel Tournier

  3. Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas

  4. Le K de Dino Buzatti

  5. W ou le souvenir d’enfance de Georges Perec

  6. Voyage au bout de la nuit de Céline

  7. L’art d’aimer d’Ovide

  8. Medée. Voix de Christa Wolf

  9. Capitale de la douleur d’Eluard

  10. Mange, prie, aime d’Elizabeth Gilbert

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Challenges, Je vide ma Pile à Lire

Je vide ma Pile à Lire – Février

Bon, les amis, c’est la cata…

J’ai beaucoup de mal à lire en ce moment. J’ai commencé beaucoup de livres, fini très peu, lu beaucoup de bd et mangas mais que je ne fais pas entrer dans le défi. En fait, je ne réussis pas à me concentrer très longtemps mais surtout je me désintéresse toujours plus vite. Et étrangement, je ressens une forme d’anxiété à l’idée de lire une oeuvre dense ou exigeante. Pourtant, j’ai envie de découvrir de nombreuses histoires et plein de classiques me donnent envie. Bref, je ne perds pas espoir.

Voyons voir comment cela évolue depuis le début de l’année.

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Challenges, Je vide ma Pile à Lire

Je vide ma Pile à Lire – Janvier

Pour la troisième année consécutive, je suis le défi lancé par Mademoiselle Maeve. Il s’agit de tenter de vider sa Pile à Lire ou du moins de contrôler sa prolifération. Quand j’ai commencé à bloguer, je suis entrée dans une phase de frénésie d’achats. J’étais très influencée par les blogueuses, booktubeuses et autre influenceuses. Et j’ai donc accumulé encore et encore des livres. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus raisonnable dans mes achats. Ce qui m’a motivée en premier lieu, c’est évidemment l’aspect financier. Comme pour une dépendance, le sevrage a été pénible. Il faut croire que l’achat de livres me procurait un bien-être passager dont j’avais besoin. Mais cela, maintenant, je le contrôle beaucoup mieux.

Voyons voir comment s’est passé le début de l’année…

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