antiquité, Réceptions

Libérez le Romains qui est en vous de Jerry Toner

libérez le romainTitre: Libérez le Romain qui est en vous

Auteur: Marcus Sidonius Falx/Jerry Toner

Editions: P.U.F.

Date de parution: 8 mars 2017

Dans ce guide pratique, Marcus Sidonius Falx vous révèle tous les secrets pour devenir un véritable Romain: comment faire fructifier son patrimoine? Comment bien se marier? Comment gouverner sa famille? Comment honorer les dieux?

Quelle idée originale a eu Jerry Toner, un universitaire spécialiste d’histoire romaine! Il donne la parole à Marcus Sidonius Falx, un Romain fictif à la mentalité impériale. Sur le modèle des livres de développement personnel, à la mode en ce moment, Marcus nous propose un guide organisé de sa conception de la société romaine. Sur le ton du conseil, le patricien romain donne un aperçu du quotidien des Romains du premier siècle après J.-C. Chaque chapitre est complété par les commentaire de Jerry Toner qui précise des sources littéraires et historiques qui vérifient les indications de Marcus.

Lire la suite « Libérez le Romains qui est en vous de Jerry Toner »

Publicités
antiquité, Jeunesse

Percy Jackson 5: Le dernier Olympien de Rick Riordan

percy-jackson-5Titre: Percy Jackson 5: Le dernier Olympien

Auteur: Rick Riordan

Edition: France Loisir

Date de parution: 2010

Percy va avoir seize ans et une prophétie annonce qu’à cette date un héros – tout pousse à croire qu’il s’agit de Percy –  devra décider du destin du monde. Or Cronos s’est réveillé et mène son armée contre l’Olympe. Il n’y a que Percy et son armée de demi-dieux de la Colonie pour faire front contre le Titan.

J’ai beaucoup apprécié ce dernier tome qui finit dans un combat épique, haut en couleurs et en rebondissements. La réécriture est ici plus subtile. Plusieurs indices indiquent que le sous-texte est L’Iliade. En effet, l’Olympe est assiégée et une petite armée doit défendre la place face à une armée plus puissante et nombreuses. Les assauts sont réguliers et alternent victoires et défaites. De plus, Percy est associé à Achille et à sa malédiction. Enfin, indice majeur, un épisode où Silena se fait passer pour Clarisse afin de mener les Arès au combat qui rappelle l’épisode où Patrocle prend la place d’Achille pour mener les Achéens au combat.

Contrairement au tome précédent, j’ai trouvé que la psychologie des personnages était à nouveau approfondie. Cela m’a permis de plus facilement m’attacher aux personnages et donc de mieux comprendre leurs hésitations, leurs dilemme et leurs choix. Le roman étant destiné à la jeunesse ne recèle pas de grandes surprises à la fin.

J’apprécie que la romance entre Percy et Annabeth reste discrète et ne prenne pas le pas sur l’intrigue et l’action comme il est de coutume actuellement. L’auteur reste d’ailleurs assez allusif et pudique sur les relations amoureuses des personnages, en particulier des personnages secondaires. Je note toutefois qu’il n’y a pas de relations homosexuelles et que deux personnages féminins importants renoncent aux hommes pour leur mission. Même si cette virginité est liée à la mythologie des personnages d’Artémis et de la Pythie, elle me dérange un peu puisqu’il n’y a pas d’équivalent chez les personnages masculins… Vous trouvez que je chipote?

4livrecoeur

NOTE POUR LA SAGA: Une saga qui tient la route et dont le riche univers joue parfaitement avec les références mythologiques.

4livrecoeur

Mes articles sur les tomes précédents:

Tome 4: Le dernier olympien

Tome 3: Le sort du Titan

Tome 2: La mer des monstres

antiquité, Jeunesse

Percy Jackson 4: La bataille du labyrinthe de Rick Riordan

percy-jackson,-tome-4---la-bataille-du-labyrinthe-380098-264-432Titre: Percy Jackson 4: La bataille du labyrinthe.

Auteur: Rick Riordan

Édition: France Loisir

Date de parution: 2010

J’avais laissé Percy au tome 3 qui m’avait moins enthousiasmé que les tomes précédents.

J’ai retrouvé Percy en train d’échouer, comme toujours, à intégrer une école pour finir sa scolarité à cause de sempiternels monstres qui le persécutent. De retour à la colonie des Sang-mêlé, il apprend qu’elle est menacée. En effet, Luke et l’armée de Cronos cherche à l’attaquer en empruntant le labyrinthe de Dédale, labyrinthe tentaculaire dans les sous-sols des États-Unis. Percy et ses compagnons cherchent à retrouver le célèbre inventeur pour l’empêcher de divulguer le fonctionnement du labyrinthe à Luke. Pendant ce temps, Cronos se réveille…

Les romans de la saga sont toujours efficaces: des combats épiques, de l’amitié, du suspense et de l’humour. C’est la grande qualité de Rick Riordan. Les personnages et le récit ne se prennent jamais au sérieux et toute exagération due au genre « jeunesse » est assumée. Ce qui ne veut pas dire que soit absent tout pathos bien dosé. Le lecteur s’attache rapidement aux personnages et les suit avec plaisir dans leurs pérégrinations. Ordinairement les tomes se présentent comme une réécriture de grandes épopées comme l’Odyssée dans le tome 2. Ici, le récit est fondé sur le motif du labyrinthe de Dédale duquel Thésée sort avec l’aide d’Ariane. J’ai trouvé la réécriture sympathique mais moins convaincante que celle de l’Odyssée qui reste ma préférée (ô combien!).

La romance entre Percy et Annabeth initiée dans le tome 3 est très peu développée dans ce tome. L’univers est moins sombre que dans le troisième tome et le récit trop haletant pour trop s’attarder sur les réflexions des personnages. On n’y découvre que fugacement Rachel, une mortelle qui voit à travers la brume, mais très peu d’autres nouveaux personnages. Au contraire, les quêtes annexes s’achèvent progressivement et le dernier tome commence à se préparer. Le récit s’achève sur un combat épique entre la colonie et l’armée de Cronos qui annonce sans aucun doute le combat final de la saga.

 Une lecture plaisante qui me fait renouer avec la saga.

4livrecoeur

Pour lire les précédents articles:

Tome 3, Le sort du titan

Tome 2, La mer des monstres

antiquité, Jeunesse

Percy Jackson 3: Le sort du Titan de Rick Riordan

percy jackson 3Titre: Percy Jackson. Le Sort du Titan

Auteur: Rick Riordan

Éditions: Albin Michel

Date de parution: 2008

Me voici donc repartie avec la troisième aventure de Percy, un héros vraiment attachant.

Les monstres sont toujours aux trousses des demi-dieux et au cours d’une de ses missions, l’équipe de Percy rencontre les Chasseresses d’Artémis et perd la trace d’Annabeth. Partie sur les traces d’un monstre, la déesse Artémis elle-même disparaît à son tour. Thalia et Percy devront s’allier avec les Chasseresses pour retrouver la déesse et Annabeth, empêcher le réveil des monstres, protéger l’ophiotauros et accessoirement sauver le monde et l’Olympe.

Cette fois, la réécriture est moins ancrée dans un récit identifiable. Le héros auquel il est fait le plus référence est Ulysse. Percy affronte le lion de Némée, chevauche le sanglier d’Erymanthe, traverse le jardin des Hespérides pour remplacer un moment le titan Atlas. C’est d’ailleurs l’occasion de révéler la part sombre des héros mythologiques: leur défaut mortel et leur manque de sincérité.

La psychologie des personnages s’approfondit et l’âge aidant, les préoccupations adolescentes ordinaires prennent place dans cet univers si extraordinaire.

Si l’humour est toujours présent, il est nettement atténué par un assombrissement progressif de l’univers de Percy. La lutte du bien contre le mal s’intensifie et les enjeux se complexifient.

En bref, un roman efficace et rapide!

4livrecoeur

antiquité, Jeunesse

Titus Flaminius: La gladiatrice de J-F Nahmias

titus flaminiusTitre: Titus Flaminius. La Gladiatrice

Auteur: Jean-François Nahmias

Éditeur: Albin Michel

Collection: Wiz

Date de parution: juin 2004

Je poursuis mes lectures jeunesse dans le monde de l’Antiquité avec Titus Flaminius Tome 2: la gladiatrice de Jean-François Nahmias. J’avais été emportée par l’intrigue et par la qualité des informations du premier tome La Fontaine aux Vestales.

Rome, 58 av. J-C. Une femme rousse habillée en gladiatrice sème la terreur en commettant une série de meurtres. Titus Flaminius, jeune patricien qui a décidé de vouer sa vie à la justice, se met à la poursuite de ce mystérieux assassin. Ses recherches le conduisent à Pompéi, où il décide de se faire lui-même gladiateur afin d’infiltrer les coulisses des jeux du cirque… Titus découvre alors l’univers de « ceux qui vont mourir », où règnent à la fois une cruauté impitoyable et une bouleversante fraternité.

Après un si vif enthousiasme à la lecture du premier tome, plus cruelle fut la déception. Le tome 2 est loin de valoir le premier tome. Bien plus que les insignifiantes inexactitudes historiques, ce qui m’a déçue ce sont les faiblesses du scénario et le personnage même de Titus Flaminius. Au cours d’un entraînement, Titus perd soudain la mémoire. Il devient alors totalement Flamma, le gladiateur. Il séduit une gladiatrice qui lui fait une révélation importante sur son passé et sur ses raisons d’être la méchante de l’histoire. Puis, Flamma redevient Flaminius et en retrouvant la mémoire, il oublie les révélations de la gladiatrice. Non seulement, j’ai trouvé que l’épisode de l’amnésie n’était pas bien mené mais son intérêt est totalement annulé par sa deuxième amnésie. C’était justement la révélation de la gladiatrice qui permettait de la comprendre et de lui apporter une profondeur psychologique. Titus Flaminius passe alors pour un séducteur sans scrupule qui se moque bien de la véritable personnalité de sa partenaire. Il exploite ses sentiments mais ne cherche pas à savoir qui elle est vraiment. L’oubli du secret est donc bien facile et lui permet de n’avoir aucun remord. Alors que justement, s’il avait hésité, s’il y avait eu dilemme, là le personnage aurait gagné en épaisseur. Il est vrai que c’est un patricien romain et elle une esclave gladiatrice. Il y a donc une certaine logique dans le dédain de Titus. Cependant, cela ne le rend pas forcément agréable.

Un avis mitigé donc mais qui ne m’empêchera pas de lire la suite de la série dans les jours prochains.

A savoir

Dans le roman, Titus Flaminius combat en tant qu’andabate, c’est-à-dire en tant que combattant aveuglé par un casque fermé. Ce type de gladiateur est rarement attesté ce qui ne signifie évidemment pas qu’il n’existait pas. Il est généralement identifié comme combattant les yeux bandés mais rien de précis ne peut être affirmé à son sujet.

Dans le récit, Messor combat en tant que Thrace. Il doit affronter dans l’arène le secutor Troius. Il me semble que le Thrace est plus généralement opposé au mirmillon ou à l’hoplomaque voire à un autre Thrace. Quant au secutor, il est plus souvent opposé au rétiaire.

La gladiature est souvent présentée comme violente et les combats ont la réputation d’être de véritables boucheries. D’après de récentes études des documents pompéiens, il semblerait que la grâce du vaincu soit plutôt la norme dans 90% des cas. En effet, la formation d’un gladiateur coûtait cher ainsi que sa mise à mort puisque le munerator ou l’editor devait dédommager le laniste. Mais il est bien vrai que le métier de gladiateur comportait des risques. Dans le roman, le geste de la mise à mort est le célèbre pouce vers le bas (pollice verso). Il semble aujourd’hui établi que ce geste est inexact. Il semblerait plutôt que le pouce ou les doigts de la main aient été tendus vers le gladiateur pour signifier la mort et que le poing ait été fermé pour signifier la vie.

Un gladiateur du nom de Flamma a bien existé. Il était secutor.

(sources historiques: Gladiateurs. Des sources à l’expérimentation. Eric Teyssier et Brice Lopez.)

2livrecoeur

antiquité, Jeunesse

Princesses des os de Charlotte Bousquet

imageTitre: Princesses des os

Auteur: Charlotte Bousquet

Éditeur: Gulf Stream

Collection: Courants Noirs

Date de parution: octobre 2010

Encore un roman jeunesse dévoré en un rien de temps!

A Rome, Titus Clarus est enlevé en plein jour dans sa domus. Le centurion Buculus chargé de l’enquête semble suivre une fausse piste. Lucretia Clara Severa, la cousine et belle-soeur de Titus, accompagnée de Dîn et Méroé, ses esclaves, va parcourir les bas-fonds de Rome, se confronter à la misère pour retrouver Titus avant qu’il ne soit trop tard.

Voilà un roman captivant entre polar et aventures! Les personnages sont hauts en couleur et attachants. Ils nous entrainent dans les rues lugubres et puantes de Subure et dans les quartiers d’une Rome sombre, vicieuse et violente. Les problématiques abordées dans le roman parlent encore aux adolescents à qui il est destiné: les familles recomposées, les complots politiques et religieux. De plus, la civilisation romaine est délicatement distillée et le lecteur n’a pas l’impression de parcourir un manuel de latin.

A lire d’urgence!

5livrecoeur

antiquité, Jeunesse

Percy Jackson 2: La Mer des monstres de Rick Riordan

Titre: Percy Jackson 2: La mer des monstres

Auteur: Rick Riordan

Édition: France Loisirs

Date de parution: 2007

Voilà, j’ai avalé, dévoré le tome 2 des aventures de mon copain Percy Jackson. Le plaisir est toujours là même si c’est pour d’autres raisons. Voici donc ce que je pense de Percy Jackson Tome 2: La Mer des monstres.

Percy, alors même qu’il allait achever sa première année scolaire sans catastrophes, rencontre malheureusement d’étranges géants qui le contraignent à fuir en compagnie de Tyson, un camarade balourd et d’Annabeth. Arrivé à la Colonie des Sang-Mélé, Percy apprend que l’arbre de Thalia, défunte fille de Zeus, se meurt (une seconde fois, la pauvre) et que par la même occasion, la Colonie cesse d’être protégée des monstres. De plus, Chiron, ayant été mis à la porte, est remplacé par le sinistre Tantale, le célèbre crève-la-faim. Tyson, lui, se révèle être un cyclope et le demi-frère de Percy. Pour compliquer le tout, Grover le satyre est en danger. Bref, Percy se lance dans une nouvelle quête pour sauver tout ce petit monde en trouvant la Toison d’Or…

C’est toujours aussi épique comme vous le constatez! Mais la qualité du contenu est sensiblement augmentée. Mêlant habilement les références à de nombreuses épopées maritimes, Rick Riordan fait vibrer la fan d’intertextualité que je suis. Évidemment, je parcours l’ensemble avec un second niveau de lecture. D’ailleurs, je ne sais si nos chères têtes blondes savourent l’humour particulier de la réécriture. La dérision et le décalage sont en fait moins évidents et plus subtils. Il faut peut-être même bien connaître les textes d’origine pour voir le renouvellement proposé par l’auteur. En effet, il respecte l’univers et les codes du genre mais opère des décrochages chronologiques appropriés et assez efficaces. Ce qui m’a le plus marqué, c’est sans doute Polyphème, roulé encore une fois par Personne et qui veut épouser un satyre qu’il croit être une cyclope femelle. Le pauvre, seul sur son île et presqu’aveugle à cause d’une obscure histoire d’oeil crevé (héhé), n’a pas vu souvent de jeunes donzelles. Voilà, qu’il emprisonne Grover qui pour gagner du temps se met à tisser et détisser son voile de mariée, nous rappelant là Pénélope, l’épouse fidèle d’Ulysse, le creveur-d’oeil. Et il y a aussi l’épisode de Circé où elle est devenue propriétaire d’un centre de thalassothérapie et de relooking un peu particulier. Elle transforme toujours les hommes mais maintenant en cochon d’Inde, les cochons s’étant révélés trop sales et volumineux.

En un mot, dans un shaker versez l’Odyssée et les Argonautes, secouez fort et cela vous donnera quelques épisodes savoureux de La Mer des Monstres.

Mais dans l’ensemble, j’ai trouvé ce livre un peu moins drôle et moins léger que le premier tome. Non seulement Percy n’est pas une lumière dans ses déductions mais en plus il rentre, le pauvre, dans l’adolescence. Et si ses aventures sont épiques, lui l’est beaucoup moins, ce qui doit au final grandement faciliter l’identification de nos jeunes lecteurs.

Pour conclure (les vieilles habitudes sont tenaces), tout cela se lit bien, avec plaisir et cela me donne l’étrange sentiment d’être plutôt futée de comprendre tout d’avance.