Contemporain

Manuel l’usage des femmes de ménage de Lucia Berlin

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Titre : Manuel à l’usage des femmes de ménage

Auteur: Lucia Berlin

Éditions: Livre de poche

Date de parution: septembre 2018

dans le cadre du Prix des Lecteurs Livre de poche 2019

Les sélections pour le prix des lecteurs du Livre de Poche sont particulièrement éclectiques. J’ai donc eu la surprise de découvrir un recueil de nouvelles dans la sélection du mois de Mars. Le titre était aussi très intriguant.

Comment faire le résumé d’un recueil de nouvelles? Je vous recopie donc ce qu’on trouve sur le site Livre de Poche: « Elle est une grande écrivaine injustement méconnue, une reine de la narration. Lucia Berlin (1936-2004), mariée trois fois, mère de quatre garçons, raconte ici ses multiples vies en quarante-trois épisodes. Élevée dans les camps miniers d’Alaska et du Midwest, elle a été successivement une enfant solitaire au Texas durant la Seconde Guerre mondiale, une jeune fille riche et privilégiée à Santiago du Chili, une artiste bohème dans le New York des années 1950 et une infirmière aux urgences d’Oakland. Elle a su saisir les miracles du quotidien jusque dans les centres de désintoxication du sud-ouest des États-Unis, égrenant ses conseils avisés et loufoques tirés de ses propres expériences d’enseignante, standardiste, réceptionniste, ou encore femme de ménage. Un destin exceptionnel. »

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Contemporain

Sulak de Philippe Jaenada

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Titre: Sulak

Auteur: Philippe Jaenada

Éditions: Points

Date de parution: août 2014

Voici un des tous premiers romans reçus dans My Book Box. Il était temps que je le lise me direz vous! Effectivement. Les romans s’accumulent dans ma bibliothèque mais je ne trouve pas le temps de les lire. J’ai chaque fois une autre lecture plus urgente et je repousse sans cesse l’instant où je découvrirai les petites merveilles que nous offre les deux créateurs de cette box.

Bruno Sulak est un jeune homme plein de talents. Mais dans la vie, on ne suit pas toujours la droite route. Après un passage dans la légion, Sulak commence à braquer des supérettes pour se faire un peu d’argent. Il entraîne quelques uns de ses amis dans l’aventure. Et puis, il y a Thalie, la Grande, l’amour. Bruno Sulak devient rapidement un voyou-star qui joue avec la police.

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Classique

Thérèse Desqueyroux de François Mauriac

thérèse desqueyrouxTitre: Thérèse Desqueyroux

Auteur: François Mauriac

Editions: Le livre de poche

Date de parution: 1927

Il est des romans sur lesquels il est difficile de s’exprimer naturellement, avec fluidité. Ils vous échappent, renâclent et vous laissent perplexe. Des livres  où il est nécessaire de prendre du recul, de lire des critiques, des documents complémentaires, brefs sur lesquels il faut réfléchir posément.

Le roman met en scène Thérèse Desqueyroux à la sortie de son procès pour tentative d’empoisonnement sur la personne de son mari. Elle est acquittée. Lors du trajet qui la ramène chez elle, elle prépare le discours qu’elle tiendra à Bernard, son époux. Pour cela, elle remonte le temps pour trouver l’origine de son acte. Elle n’a cependant pas le temps de s’expliquer. Bernard, porte-parole de la famille Desqueyroux la condamne à l’exclusion et à l’enfermement dans la solitude.

Dans les premiers instants de la lecture, j’ai rejeté le personnage de Thérèse parce que je ne la comprenais pas. Voilà une femme qui n’est occupée que d’elle. Sombre, égoïste, aux désirs contradictoires, violente et arrogante. Son désir de liberté s’exerce aux dépends des autres qu’elle ne cherche jamais à comprendre. Thérèse a voulu tuer son mari, sans raison consciente. Elle le déteste viscéralement. Et cette répugnance ne s’explique pas, pas clairement du moins. Pourtant tout conspire contre ce mariage.

Et puis progressivement, me détachant de cette lecture un peu bovarienne, je me suis laissée emporter par le style. Il y a cette alternance entre les espaces extérieurs infinis et la claustration de Thérèse. Il y a le silence d’Argelouse et la fumée des cigarettes de Thérèse. Les barreaux sont partout: dans les forêts de pins, dans les membres rigides de la famille Desqueyroux, dans les conventions, dans les regards.

Dans le dossier à la fin du livre, certaines remarques de Mauriac lui-même m’ont particulièrement intéressées, en particulier une qui suggère que Thérèse serait peut-être lesbienne et que ce mariage était donc voué à l’échec et que les désirs de Thérèse ne pouvaient trouver leur assouvissement.

La fin aussi m’a laissée perplexe, comme si ce qu’elle disait devait être lu autrement. Chaque page, chaque ligne est un champ d’interprétation…

Il est difficile de noter une telle œuvre qui échappe à la note de plaisir de lecture. J’y renonce donc et vous laisse vous faire votre propre avis.